...Si un jour on m'avait appris à ne jamais souffrir, je leur aurais rit au nez ne pensant guère pouvoir souffrir un jour...J'ai juste fermé les yeux, pensant pouvoir comprendre seule l'absurdité du genre humain, j’ai tout fait, avec les yeux fermés, et, priant intérieurement pour la paix de mon âme, celle que je n'aurais qu'à ma mort...J'ai passé les frontières d'un bonheur absolu pour tomber dans les griffes malfaisantes du malheur totale, et, de mon futur, je ne voyais que du noir, que des pleurs, que du malheur...Pourquoi devais-je autant souffrir ? Dieu ! La vie était si dure...et je devais mourir dans ce sombre trou de mauvaises pensées...La souffrance, le malheur, c'est tout ce qui passait par ma tête bourdonnante, le sang tapait dans mes tempes, et j'écoutais ce triste refrain d'une mort proche tant attendue...Ma vie ne tenait plus que sur un bout minime d'un fil tendu à bloc, et, mon cœur battait si fort, si vite, et pourtant il était faible et la fièvre enivrait mes sens, et les images de mon passé si heureux défilait si triste, et dans un dernier souffle, un doux sourire figea mes sens, la mort m'avait emportée...