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Leila Hemissi

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A la Recherche du Bonheur,
un texte de :

Quand papa rentrait à la maison, plus personne ne parlais, c'était un silence tellement pesant que parfois j'avais l'impression que tout se figeait autour de moi y compris ma sœur. Je voyais le visage de Lili se transformer, comme si elle venait de voir un fantôme. A cette âge la elle ne devait pas se mettre dans ses états de peur et de panique extrême. Et sa me mettait dans une colère folle de  la voir si effrayée, à chaque claquement de porte elle avait l'impression que quelqu'un voulais lui faire du mal à elle en particulier. Une colère folle qui traversait mon corps sans que je puisse la faire ressortir. Il ne fallait surtout pas que je perde mon calme. D'un côté je ne voulais pas voir ma sœur si angoissé et de l'autre je mourrais d'envie de crier de sauter de me rouler par terre pour faire comprendre à papa et maman  que nous étions pas invisible et sourde, et que l'on entendait et comprenait toutes les indécente et médiocre disputes. Ils n'avaient pas le droit de se disputer, c'était moi l'enfant c'est moi qui devait me disputer avec ma sœur pour un jouet ou autres banalités. Maman et papa devaient montrer l'exemple, l'exemple d'un père respectueux et d'une mère câline généreuse et présente pour nous. Je faisais toujours le même rêve ; celui de voir papa revenant de boulot avec des jouets qu'il avait acheté sur le chemin du retour et un joli bouquet de roses pour maman.
« C'est moi, c'est papa, elles sont ou les femmes de ma vie.... »
« Papou » disait je dans un sommeil profond. Ce sont les seul moments ou je voyais ma sœur sursauter de joie quand la porte de l'entrée s'ouvrit. Quand je ne rêvais pas je regardais la télé et je me voyais dans une des familles de séries américaines. L'espace d'un instant, pour le peu que la maison était calme et silencieuse je m’engloutis dans l'écran et je me voyais avec ma sœur assise à la place de marie et Laura .La petite maison dans la prairie était définitivement ma série préféré, des moments ou je m’évadais pour un voyage de pur bonheur chez les Ingalls. Tout était si simple avec eux. L’argent, la volonté d'être toujours en compétition avec les autres ne rythmait pas leur vie. Tout étais si simple et si fort, intense à la fois. Une famille avec pour seul ressources fidèles l’amour, l'affection envers l’autre.
 Je me suis toujours demandé comment papa et maman ont pu se supporter aussi longtemps. C'est vrai, ils n'étaient jamais d'accord sur rien et donc Lili et moi avions droit à 80% du temps à une scène de disputes digne des grands films dramatiques. Maman et papa auraient sûrement reçue le césar des meilleurs acteurs et actrices. Sauf que se n'était pas virtuel. Leur dispute quotidienne était belle et bien réel. A la longue, cela devenait vraiment pénible à supporter. Lili était encore petite, il lui suffisait d'une bonne nuit de sommeil et le lendemain tout avait disparue, mais moi qui avait dix de plus je ne pouvais plus, j'avais atteint un point que tout devenait pénible. Lili s’efforçait de vivre, chaque bon moment était à prendre elle profitait un maximum. Pour ma part je m’efforçais de survivre, la dépression m'avait attrapée. Quand je voyais ma sœur heureusement je m’obligeais à sourire mais a l'intérieur je lui disais «sœurette profite sa ne va pas durer ». Le seul but que j'avais c'était de faire en sorte que ma sœur soit la plus heureuse possible et qu'elle vive une enfance normale ou du moins le plus normal possible. Je faisais et disait tout se qu'une mère était censé faire et dire. Je lui racontais une histoire chaque soir avant de s’endormir, je la consolais quand elle pleurait, je l’emmenais à l’école, bref j'étais en quelque sorte maman a 14 ans. Un jour, en voulant me montrer un jouet elle mon appelé maman. Je suis resté un instant figé, je ne savais pas quoi lui dire. A ce moment la j'étais à deux doigt de craquer, de laisser toutes les larmes de mon corps s’échapper. J'étais à la fois exaspéré de voir que ma mère n'accordait rien a sa petite fille et enchanté de voir que p’tit sœurette pouvait compter sur moi et me considérait comme sa maman sa protectrice. Elle le savait, j’étais responsable d’elle, sa tutrice légale. Je ne m'obligeais à rien, c'était mon devoir de surveiller et d'être à l’écoute de Lili. Cette responsabilité je l'ai acquise il y a deux ans. Lili et moi étions allés un dimanche matin chercher quelques croissants. Sur le chemin du retour Lili s'amusait a tourné autour de moi en dansant et cela s'est terminé par une  entorse à la cheville. Bien évidement maman et papa m'ont passé un savon, des paroles terribles à mon égard sortaient de la bouche de maman et la gifle du siècle de la part de papa. Bien évidement je n'ai pas eu la chance de goûter un des croissants sorti tout droit du four. J'ai fini enfermé dans ma chambre pour la journée et j'attendais ma sœur qui avait passé toute la matinée à la clinique. Maman n'a cessé de ressassé les heures passé à faire la queue et n'a même pas prit soin de rassurer Lili. Depuis se jour je ne cesse de surveiller ma sœur, faire en sorte qu'elle se porte le mieux du monde était désormais ma seul priorité.

§§

Le moi de juin où ma famille à prit un tournant dramatique, ma sœur allait avoir 5 ans et moi 15 .Comme chaque matin, papa se levait tôt pour aller travailler et avant de claquer la porte en sortant, il ne pouvait pas se passer de faire quelque réflexion à maman du type « sa te tuerai de te lever et de me préparer le p’tit dej. Je ne t'ai pas épousé pour faire la grâce mat » et maman rétorquais dans la seconde « tu te fou de qui je boss jusqu'à 21h et tu veux que je me lever a 5h pour te préparer le p’tit déj ». Maman ne pouvais s'empêcher de mêler grand mère dans leur disputes et papa devenait fou, d’où le claquement de porte chaque matin « Je ne suis pas ta bonniche de mère pour te préparer le petit déjeuner »
« Combien de fois je t'ai dit de ne pas mêler ma mère, tu veux vraiment que je m'énerve vieille folle » et papa allait au travaille en sachant qu'il allait passer une sale journée.
Lili et moi étions bientôt en vacances estivales et nous n’espérions qu’une chose, allée comme chaque été depuis 5 ans, chez grand-mère. La bas au moins papa et maman ne se disputais jamais devant grand-mère et comme nous étions collé a elle, nous étions aussi en vacance de disputes. Avec grand-mère nous étions presque une famille normale. Elle savait et connaissait parfaitement la situation. Papa lui racontait tout, parfois il restait 2h au téléphoner a parler et maman finissait par s’en mêler. Papa et grand-mère étaient très fusionnel , un peu comme ma sœur et moi. Et maman ne supportait pas, c’était étonnant parce que parfois j’avais l’impression qu’elle était jalouse , parfois elle réagissait  de manière très violente et hystérique comme si papa l’a trompait.
Avec Lili nous continuons les jours, nous étions tellement pressé de voir grand-mère et de passer de superbe vacance. Grand-mère était comme une meilleure amie pour moi, je pouvait tout lui confier et j’avais confiance, bien sur l’été j’en avait des choses a raconter, des questions à poser,. C’était la mère que je n’avait jamais eu. Avec maman c’était autre chose . Nos discussions ne  dépassaient pas les 30 secondes . Avec maman c’était « j’ai pas le temps , on verra ça une prochaine fois, je suis fatiguée, je bosse moi pour vous nourrir, alors laisse moi respirer » Elle n’avait peu être pas le temps car elle finissait tard mais en tout cas elle ne prenait jamais le temps de se poser quelques minutes avec nous . Parfois papa nous demandait si tout : allait bien . Mais il y a des choses, des questions dont seul la mère peu nous répondre. Alors je les gardait bien au fond de ma tête pour pouvoir en parler a grand-mère.
Cette année avec Lili, nous avions décider de fêter nous 5 et 15 ans avec grand, mère. J’avais 2 jours de différence . Lili est né un 6 juin et moi le 8. Nous ne devions partir que le 20 juin chez grand-mère mais j’étais quasiment sur que maman oublierai nos anniversaires comme l’an dernier. Papa devait allé en voyage d’affaire pour une semaine et à même penser à nous cacher deux cadeaux sous le lit. Et le jour de nos anniversaires il avait téléphoné à  maman pour nous dire de regarder sous le lit, mais vu que le coup de téléphone s’est terminé en dispute maman à zapper se message . Nous avions reçu les cadeaux quand papa était revenu.
Fêter les deux anniversaire chez grand-mère était donc la meilleure façon de rendre ma sœur heureuse mais pour quelques jours. Quelques copines au collège m’ont demander si je fêtait mon anniversaire. Il m’était impossible de les inviter vu l’état de la maison et vu le comportement de papa et maman. Alors je leur disait que j’allais fêter mon anniversaire chez ma grand-mère et qu’elle habitait très loin.

La veille de l’anniversaire de Lili, j’avais l’idée d’informer maman et de faire une surprise à Lili et de quand fêter son anniversaire le jour même. Mais j’avais envie que Lili voit enfin le vrai visage de maman . Je voulais qu’elle sache que maman n’était pas digne d’avoir des enfants. Je ne voulais pas être égoïste et je ne voulait surtout pas voir ma sœur aussi triste le jour de son anniversaire. Alors j’ai demander à papa de me donner de l’argent pour acheter un gâteau . Je suis allé à la boulangerie et à se moment la j’ai vue deux personnes qui m’ont fait prendre conscience du malheur que ma sœur et moi en durions. Une  maman était entrer dans la boulangerie avec sa fille et elle venait récupérer un gâteau qu’elle avait commander pour sa fille. Cette petite fille était tellement joli et elle ressemblait tellement a Lili. J’ai du me contenir pour ne pas pleurer. J’aurais tellement voulu que sa soit Lili et maman . Quand la pâtissière a ouvert la boite pour montrer le gâteau la petite fille a dit « wouah c’est trop beau , merci maman je t’aime » Et la je n’ai pas pu me retenir j’ai fondu en larme et je suis ressortit de la boulangerie en courant. Le gâteau était tellement magnifique , il y avait même une décoration de princesse et le gâteau était tout rose bonbon. Je n’avait qu’une envie à se moment là , arracher le gâteau de sa main et le ramener  à Lili , Le jeune fille et sa maman sont sortis de la boulangerie et la petite fille sautillait sur le trottoir comme le faisait Lili avec moi. « Il faut qu’on se dépêche ma puce nous sommes déjà en retard, tes copines vont arrivées » disait la mère.
Je me dépêchait de rentrer à la maison , j’avais acheter quatre petits parts de gâteaux car il était trop tard et il ne restait plus de grand gâteaux. J’avais quand même prit le gâteau préféré de maman en espérant qu’elle culpabilise un peu. Et bien non elle était tellement fatiguée qu’a la minute où elle est rentrée à la maison elle s’est jeté sur le lit pour dormir sans rien avoir manger et même pas un petit « joyeux anniversaire ».
0pres ce médiocre anniversaire nous sommes allé nous couché et j’ai dit à Lili qu’elle aura une de ces anniversaire qu’elle n’oubliera pas avec grand-mère.

A ce moment là je n’ai jamais autant détesté maman . Des pensées traversaient mon esprit. J’avais envie qu’il lui arrive quelque chose de mal pour qu’elle soufre autant que ma sœur. J’ai même oui en l’espace d’une seconde qu’elle meurt . C’était  la deuxième fois que je voulait voir partir maman. C’était une sensation très bizarre . La première ou sur un coup de colère j’ai espérée voir ma mère mourir ou du moins souffrir. Un soir , il y a deux ans, la police nous a appelé pour nous informer que maman qui travaillait dans un hypermarché était prise en otage. Juste avant qu’elle parte en travailler , nous nous étions disputer et elle m’avait gifler. Et lorsque que j’ai appris qu’elle faisait partis des otages , j’ai espérée qu’elle meurt au début , puis j’ai espérée qu’elle reviennent. Je voyais Lili effrayée et triste pour maman. Elle est finalement sortis saine et sauve. J’avais l’espoir de la voir changer . Quand on est confronter à ce genre d’événement on voit sa vie défiler et prend conscience de certaine chose ,  et on commence à regretter de ne pas avoir assez dit au personne qui nous sont chère qu’on les aimes. En ce qui concernait ma mère , rien de tout, ça . Elle n’avait pas changer si ce n’ai qu’elle avait porter plainte contre le magasin et qu’elle demandais des indemnités. Ma mère courait toujours après le moindre centimes alors s se jour elle en a bien profiter.
Les vacances d'été arrivaient à grand pas, il ne restait plus qu'une semaine d'école. J'avais décroché mon passage en Seconde sans trop de problème. Je m'accrochait à mon but , je ne voulais pas finir comme ma mère, et je rêvais de d'être journaliste. Alors je m’efforçais de bien travailler à l'école . A la maison je travailler dur en plus de l'aide que j'apportais à ma sœur. J'obligeais Lili à travailler plus que les autres élèves, parfois j'étais trop dur avec elle mais comme maman ne l'aidait pas je doublais le travaille. Je voulais aussi qu'elle réussisse aussi qu'elle s'épanouisse dans son travail . Lili m'a dit un jour qu'elle voulait « aider les gens qui sont triste, surtout les enfants » je lui ai alors dit que le métier d'assistante social était fait pour elle. Lili ne voulait pas que d'autre enfants subissent se qu'elle a subit et ce qu'elle subit encore et j'étais fier d'elle.

Nous étions toutes excité a l'idée de revoir grand mère. Elle devait passées les deux semaines de vacances de Noël avec nous à la maison  mais à cause des disputes avec maman elle n'a fêter que le réveillon avec nous et à louer une chambre à l'hôtel pas loin de chez nous. Papa était  furieux se jour là, il en voulait tellement à maman , cela se ressentait sur son regard envers maman. Mais il ne voulait pas gâche notre Noël alors il n'a rien dit .

§§

Le jour des vacances d'été avant de rentrer à la maison je partit récupérer Lili à l'école . Elle était tellement contente de rentrer a la maison ce jour là car nous devions faire nos valises pour aller voir grand mère. Sur le chemin du retour , des bruits incessant m'ont interpellé. Plusieurs voiture de police traversait la rue en vitesse . Plus nous rapprochions de chez nous plus les bruits augmentaient. Je vit au loin devant l'immeuble un hamac de voiture de police d'ambulance et une foule de plus en plus dense s'approchant de l'immeuble. A ce moment là je n'avait absolument pas pensé que sa pouvait nous concerné alors j'ai continué tranquillement mon chemin jusqu'à arrivé devant l'immeuble. Tous les voisins étaient et j'entendais « pauvre goss .. ce sont leurs enfants » , a ce moment la je ne comprenais pas .  Les voisins et des gens qui m'était inconnu me dévisageaient ma sœur et moi. Lili a commencer à pleuré , je pense qu'elle avait compris , moi je m’obstinais à croire qu'il n'y a avait pas lieu de s'affoler et que cela ne nous concernait en rien.
Deux ambulanciers sortaient quelqu'un sur une civière, je ne distinguais pas le visage de cette personne caché sous un masque a oxygène. A ce moment un policier nous interpellait . Il nous a amené dans un endroit un peu plus calme, dans le jardin derrière l'immeuble pour nous expliqué que maman était blessé et qu'il fallait l’emmener à l'hôpital pour la soigner. A priori elle à appeler la police paniqué . Je savais que l'agent ne me disait pas tout. Sans doute que Lili était trop jeune pour entendre ça. Lili a demande a voir papa mais il était introuvable. Il devait revenir aujourd’hui de son voyage d'affaire mais personne ne la vu. On la juste aperçu au bureau pour récupérer des affaires avant de rentrer  a la maison. Je savais pertinemment que papa avait un lien avait se qu'il s'était passé.

A l'hôpital, tout était encore flou , je  n'avais pas vraiment compris cette incident et personne ne voulait m'informer . J'ai pensée passer un coup de fil à grand-mère mais le numéro de téléphone était collé sur le frigo...

 

© Conselia 2009

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